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2020
BALANCE DES PAIEMENTS
ET POSITION EXTERIEURE
GLOBALE DE LA TUNISIE

Décembre 2021










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BANQUE CENTRALE DE TUNISIE
DIRECTION GENERALE DES STATISTIQUES
Direction de la Balance Des Paiements et de la PEG
















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SOMMAIRE
Introduction……………………………………………………………………………... 5
Evolution de l’environnement international et de la conjoncture nationale………..
Pages
6
Paiements extérieurs de la Tunisie…………………………………………………
13
I – Aperçu général…………………………………………………….………………… 14
II – Balance courante……..………………..…………………………………….…..…
15
a –Echanges commerciaux....................................................................................
b–Balance des services……..…………………......……..………………….……
16
21
c–Balance des revenus de facteurs et transferts courants……………...…….…...
24
III – Balance des opérations en capital et financières……….…………………….….. 25
a– Opérations en capital ………………………………………………..………... 26
b– Investissements étrangers (Investissements directs et de portefeuille)…..
26
c– Autres investissements …………………………………………….…….…… 28
IV
Position extérieure globale…………………………………………………………………………..……. 30
a– Engagements…………………………………………………….…………..… 32
b– Avoirs…………………………………………………………………….…… 33
V–Répartition géographique des paiements extérieurs………………………………
34
a– Analyse globale………………………………………………………..……… 34
b–Principaux flux d’échanges et de paiements extérieurs………..…………....… 37
Annexes statistiques………………………………………………………………..…… 51
-Balance générale des paiements de la Tunisie (recettes-dépenses)………….….. 52
-Evolution des principaux soldes des paiements extérieurs………………….…… 56
-Balance des paiements de la Tunisie par continent……………………………… 57
-Balance des paiements de la Tunisie par groupe de pays…………………….…. 61
-Balance des paiements de la Tunisie avec les organismes et les marchés
65
financiers internationaux
-Balance des paiements de la Tunisie par pays…………………………………… 73
-Répartition par devise de l’état des règlements……………………………..…… 113
Compositions des groupes de pays et d’organismes internationaux et régionaux…...……. 119
Nouvelles dispositions r
églementaires concernant les paiements extérieurs ………………… 121
Nb : les définitions et les concepts contenus dans cette brochure sont conformes à la 5ème édition du manuel de
la balance des paiements.




Page 6












Page 7
INTRODUCTION







Page 8
EVOLUTION DE L’ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL
ET DE LA CONJONCTURE NATIONALE
L’environnement international a été marqué en 2020 par un fléchissement sans précédent de l’activité
économique mondiale, en relation avec les retombées néfastes de la crise pandémique "COVID-19". La
récession de l'économie mondiale s'est ainsi située à -3,1% en 2020, soit le taux le plus bas depuis la
grande crise économique et financière des années trente. Cette profonde récession a touché pratiquement
toutes les économies, tant avancées qu’émergentes.
EVOLUTION DE LA CROISSANCE ECONOMIQUE REELLE
( En % )
8
6
4
2
0
-2
-4
-6
6,4
4,3
5,4
3,5
5,0
3,4
1,8
1,2
1,4
4,7
3,5
2,0
4,3
3,4
2,3
4,5
3,3
1,8
4,8
3,8
4,6
3,6
2,5
2,3
3,7
2,8
1,7
6,4
5,9
5,2
5,1
4,9
4,5
2011
2012
2013
2014
2015
2016
2017
2018
2019
2020
2021
2022*
-2,1
-3,1
-4,5
Monde
Pays développés
Pays émergents et en développement
* Prévisions Source : FMI, World Economic Outlook Database, Octobre 2021 (PIB aux prix constants)
Concernant les pays développés, la croissance économique a accusé une chute pour revenir à 4,5% en
2020, imputable aux mesures strictes prises pour lutter contre la pandémie entrainant ainsi des
perturbations au niveau des chaines d’approvisionnement et de production de la plupart des secteurs. A
cet effet, plusieurs activités de production de biens et de services et des projets d’investissement ont été
lourdement accablés. Néanmoins, l’ampleur de cette crise a été relativement apaisée par un soutien
budgétaire ayant profité aux ménages et aux entreprises et accompagné par des mesures de politiques
monétaires ultra-accommodantes. S’agissant de la
Zone Euro et en dépit de la mise en place d’un vaste
programme de sauvetage, l’activité économique s’est contractée de 6,3% en 2020. Par pays, la régression
du PIB s’est établie à -10,8% pour l’
Espagne, -8% pour la France et -4,6% pour l’Allemagne. Cette
détérioration trouve surtout, son origine au durcissement des mesures de riposte prises par la plupart des
pays membres contre la pandémie qui ont nettement impacté la consommation privée le volume des
exportations outre la paralysie de l’activité de la majorité des secteurs, en particulier le tourisme et le
transport.
Aux États-Unis, l’activité économique s’est caractérisée par un taux de croissance en berne de 3,4% en
2020 en relation surtout avec la régression des dépenses de consommation des ménages principalement
celles des services et ce, parallèlement au fléchissement des exportations et des investissements. Cette
récession aurait dû être plus accentuée n’eut-été l’adoption de politiques exceptionnelles massives de
soutien budgétaire et monétaire à même d’atténuer les retombées économiques de la crise. Dans ce
même sillage, le produit intérieur brut du
Japon s’est effondré de 4,6 % en 2020 sous l'effet de la forte
baisse de la consommation intérieure ainsi que des exportations. En effet, les mesures strictes de
6






Page 9
confinement pour contenir le virus, ont encore aggravé les problèmes préexistants, notamment la hausse
du chômage. Dans ce contexte difficile, le gouvernement japonais a mis en oeuvre un plan de relance
économique budgétisé à environ un trillion de dollars, soit environ 20% du PIB de ce pays.

Concernant les économies émergentes et en développement, l’impact de la pandémie sur l’activité
économique a été globalement moins prononcé. La récession, qui s’est, en effet établie à -2,1%, a touché
aussi bien les pays exportateurs de pétrole en lien avec la chute des prix de l’énergie que les pays
touristiques sous l’effet des retombées transfrontalières de la crise sanitaire. Cependant, la
Chine s’est
distinguée par un taux de croissance positif (+2,3%) qui s'explique par la consolidation de la demande
extérieure notamment de biens médicaux et d’équipements technologiques et la mise en œuvre d’une
politique de relance budgétaire accompagnée par un assouplissement de la politique monétaire. En
revanche, l’activité économique en
Inde s'est contractée de 7,3% en 2020 en relation avec les
répercussions néfastes de la pandémie « COVID-19 », soit la pire récession de l’Asie.
A l’instar des autres régions, l'activité économique au Moyen-Orient et en Afrique du Nord a été
sévèrement touchée par la crise sanitaire, avec une baisse du PIB de 3,2% en 2020. Cette évolution
s’explique notamment par les effets conjugués de l’affaiblissement de la demande extérieure adressée
par les principaux pays partenaires, le repli des recettes d’exportation de pétrole et l’impact des
restrictions sur les déplacements internationaux principalement pour les économies dépendantes de
l’activité touristique.
EVOLUTION DE LA CROISSANCE ECONOMIQUE DANS LE MONDE (En %)
Désignation
Croissance économique
2016
2017
2018
2019
2020
2021*
MONDE
Pays développés
dont :
États-Unis
Japon
Zone Euro
dont :
-Allemagne
-France
-Italie
-Espagne
3,3
1,8
1,7
0,8
1,9
2,2
1,0
1,3
3,0
3,8
2,5
2,3
1,7
2,6
2,7
2,4
1,7
3,0
3,6
2,3
2,9
0,6
1,9
1,1
1,8
0,9
2,3
2,8
1,7
2,3
0,0
1,5
1,1
1,8
0.3
2,1
-3,1
-4,5
-3,4
-4,6
-6,3
-4,6
-8,0
-8,9
-10,8
5,9
5,2
6,0
2,4
5,0
3,1
6,3
5,8
5,7
4,5
Pays émergents et en développement
dont :
-Chine
-Russie
-Inde
-Moyen-Orient et Afrique du Nord
* Données prévisionnelles. Source : FMI, World Economic Outlook Database, Octobre 2021
2,3
-3,0
-7,3
-3,2
6,9
0,2
8,3
5,1
6,9
1,8
6,8
1,9
8,0
4,7
9,5
4,1
6,8
2,8
6,5
1,4
6,0
2,0
4,0
1,0
-2,1
4,8
6,4
3,7
4,6
Pour l’année 2021 et selon les prévisions du Fonds Monétaire International1, l’activité économique
mondiale devrait rebondir à 5,9 % et ce, en dépit des incertitudes qui entourent les évolutions de la
pandémie. En effet, la croissance des pays développés et celle des pays émergents et en développement
devraient s’établir à 5,2% et 6,4% respectivement en 2021.
Concernant le volume des échanges mondiaux de biens et services, il a affiché un fléchissement de
8,2% en 2020 (contre +0,9% en 2019), enregistrant ainsi sa plus forte contraction depuis la crise
financière de 2008. Cette évolution est imputable aux diverses mesures prises par la plupart des pays
contre la pandémie qui ont entraîné le repli de l’offre et la demande internationales.
1 Perspectives de l’économie mondiale, Octobre 2021
7

























Page 10
Quant aux termes de l'échange, ils ont connu une légère amélioration pour les pays développés (+0,8%
contre +0,2% en 2019) contre une baisse pour les pays émergents et en développement (-1% contre
-1,2% en 2019) sous l’effet de la diminution de la plupart des prix des produits de base.
EVOLUTION DU VOLUME DU COMMERCE MONDIAL DE BIENS ET SERVICES
( En % )
15
12,8
9,7
10
5
0
-5
-10
7,1
3,0
3,5
3,8
2,9
2,2
5,6
3,9
0,9
2010
2011
2012
2013
2014
2015
2016
2017
2018
2019
2020
2021*
-8,2
* Prévisions Source: FMI, World Economic Outlook Database, Octobre 2021
Dans le sillage de l’atonie de la demande mondiale, les prix internationaux des produits de base ont
poursuivi une tendance baissière à un rythme accentué, telle que reflétée par l’indice global des prix de
ces produits (-9% contre -5,5% en 2019). Ce trend est attribuable, essentiellement, à la chute des prix
de l’énergie (-31,7% contre -12,7%) et, à un degré moindre, ceux des métaux (-1,8% contre -9,9%),
alors que l’indice des prix des produits alimentaires s’est inscrit en hausse (+6,3% contre -3,8% en 2019)
tirée surtout par la demande relativement soutenue des produits agricoles de base face à la perturbation
des chaines d’approvisionnement.
S’agissant du taux l’inflation, il a suivi une tendance baissière dans les pays avancés, sous l’effet
conjugué du repli de la demande et la chute des prix des produits énergétiques, pour revenir de 1,4% en
2019 à 0,7% en 2020. En particulier, l’inflation dans la
Zone Euro a accusé un net ralentissement,
se situant à 0,3% en moyenne (contre +1,2% en 2019). Quant aux
pays émergents et en
développement
, le taux d’inflation a enregistré une stagnation à 5,1%.
L’excédent de la balance courante des pays développés s’est inscrit en baisse pour revenir
à +174 milliards de dollars ou 0,3% du PIB en 2020 (contre +337 milliards et 0,6% du PIB une année
auparavant). En particulier, Pour les
États-Unis le déficit courant s’est creusé de 30,5% pour se situer à
-616 milliards de dollars, soit -2,9% du PIB. De son côté, l’excèdent courant des pays de la
Zone euro
s’est contracté pour revenir à +283 milliards de dollars en 2020, soit 2,2% du PIB (contre +316 milliards
de dollars et 2,4% du PIB une année auparavant). Structurellement excédentaire, le solde courant
allemand a légèrement baissé en 2020 pour se situer à +267 milliards de dollars, soit 6,9% du PIB (contre
+290 milliards de dollars et 7,4% une année auparavant). Par ailleurs, le déficit courant de la France

s’est nettement élargi pour s’établir à -50 milliards de dollars, en 2020 soit -1,9% du PIB (contre
-8 milliards de dollars et -0,3 % du PIB une année auparavant). Quant à la balance courante des
pays
émergents et en développement
, elle s’est soldée en 2020 par un excédent, qui s’est situé à
+202 milliards de dollars, soit 0,6% du PIB (contre un excédent de +3 milliards de dollars en 2019).
8










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EVOLUTION DU SOLDE COURANT (En % du PIB)
Pays
Pays développés
dont
Zone Euro
dont :
-Allemagne
-France
-Italie
États-Unis
Japon
2017
1,0
3,2
7,8
-0,8
2,6
-1,9
4,1
2018
0,8
3,0
7,8
-0,8
2,5
-2,1
3,5
2019
0,6
2,4
7,4
-0,3
3,2
-2,2
3,4
2020
0,3
2,2
6,9
-1,9
3,5
-2,9
3,3
2021*
0,4
2,6
6,8
-1,7
3,7
-3,5
3,5
-0,2
-0,1
Pays émergents et en développement
dont :
Chine
Inde
Russie
Turquie
Maroc
*Données provisoires
. Source: FMI, World Economic Outlook Database, October 2021
1,8
0,9
2,4
-5,2
-1,5
0,7
-0,9
3,9
0,9
-3,7

1,5
-1,8
2,0
-4,8
-3,4
0,2
-2,1
7,0
-2,8
-5,3
1,6
-1,0
5,7
-2,4
-3,1
0,6
0,0
0,8
Les flux d'investissements directs étrangers (IDE) ont accusé un net glissement en 2020 (-34,7%)
pour revenir à 999 milliards de dollars (contre 1.530 milliards une année auparavant).
Ce fléchissement est imputable à la baisse de l'activité de nouveaux projets et celle des projets
d’extension outre le repli des opérations fusions et acquisitions transfrontalières revenant de
507 milliards de dollars en 2019 à 475 milliards de dollars en 2020. S’agissant, des flux des IDE
bénéficiant aux économies développées, ils ont accusé une forte baisse (-58,3%) pour se limiter à
312 milliards de dollars, soit le niveau le plus bas depuis un quart de siècle. Ceci s’explique par la
réduction des nouveaux placements en actions des entreprises multinationales conjuguée au
fléchissement des activités de fusions et acquisitions d’entreprises. En particulier, les flux des IDE
bénéficiant aux
États-Unis ont fléchi de 40,2% pour revenir à 156 milliards de dollars sous l'effet de la
chute des investissements "greenfield"
1 et des opérations de fusions et acquisitions transfrontalières.
Concernant les flux d’IDE destinés aux
pays en développement, ils se sont repliés de 8,4% pour revenir
à 663 milliards en 2020, soit 66,4% du total des flux des IDE internationaux. Cette régression cache,
toutefois, des évolutions divergentes selon les pays de ce groupe. Si les flux des IDE se sont contractés
de 45,4% en Amérique latine et les Caraïbes et de 15,6% en Afrique, l’Asie de l'Est s’est montrée plus
résiliente en matière d’attractivité des IDE avec des flux en progression de 3,8% portant sur un montant
de 535 milliards de dollars dont 149 milliards de dollars ont profité à la
Chine, soit en hausse de 5,7%,
principalement dans les domaines des TIC et des industries pharmaceutiques.

1 Un investissement greenfield est une forme d'IDE qui se produit lorsqu’une société transnationale s’installe dans un pays en
voie de développement pour construire de nouvelles usines et/ou magasins.

9










































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EVOLUTION DES FLUX D’INVESTISSEMENTS DIRECTS ETRANGERS
(En milliards de Dollars)
Pays
2016
2017
2018
2019
2020
MONDE
Pays développés
dont :
Union européenne
dont :
-Allemagne
-France
-Irlande
États-Unis
Japon
Pays émergents et en
développement
dont :
Chine
Singapour
Inde
Mexique
Egypte
2.065
1.344
1.647
894
1.437
708
1.530
749
362
16
23
39
459
19
654
133
70
44
31
8
301
49
25
53
295
9
702
136
85
40
34
7
347
62
38
-16
223
9
692
138
76
42
34
8
380
54
34
81
261
15
723
141
114
51
34
9
999
312
103
36
18
33
156
10
663
149
91
64
29
6
Economies en transition
24
Source: UNCTAD, World Investment Report, Juin 2021
58
67
51
37
Sur les marchés des changes internationaux, l’année 2020 a porté la marque d’une forte dépréciation
du dollar US face à l’euro pour clôturer l’année à 1,2216 dollar pour un euro contre 1,121 dollar une
année auparavant, évolution qui s’explique par le regain de confiance face à la devise européenne suite
à la création d'un fonds de relance européen et la décision de la Banque centrale européenne (BCE) de
maintenir une politique monétaire extrêmement accommodante durant la crise sanitaire outre la
signature de l’accord commercial post-Brexit entre l’Union européenne et le Royaume-Uni. Pour les
monnaies émergentes, le yuan chinois s’est maintenu face au dollar avec un léger gain de 0,1%, reflétant
ainsi la résilience de l’économie chinoise face à la pandémie. En revanche, les monnaies des pays
durement touchés par la crise sanitaire ou ayant une position extérieure vulnérable ont accusé une
dépréciation. En particulier, la roupie indienne et la livre turque ont perdu 5,3% et 23,7% respectivement
de leurs valeurs face au dollar US.

En ce qui concerne les marchés boursiers internationaux, l’indice « MSCI World » est ressorti en
hausse de 15,9% en 2020 reflétant ainsi une note globalement positive et ce, en dépit du contexte difficile
prévalant en 2020. S’agissant des marchés européens, ils ont connu des performances mitigées durant
l’année 2020. En particulier, les bourses de Paris et de Londres ont subi des contre-performances,
enregistrant des pertes de 7,14% et 14,34%, respectivement, contre une progression de 3,55% pour la
bourse de Frankfurt. De leur côté, les
indices boursiers américains ont clôturé l’année en progression,
après l’annonce de l’efficacité des vaccins, à l’image de Dow Jones (+7,07%) et l’indice Nasdaq des
valeurs technologiques (+43,35%). Également, les
indices boursiers de l’Asie ont affiché des résultats
positifs avec un gain de 13,87% pour l’indice de la Bourse de Shanghai et 16,01% pour l’indice Nikkei.
À l’échelle nationale, l’activité économique a enregistré sa plus forte contraction avec une chute inédite
de la croissance (-9,2%). Cette évolution est attribuable aux retombées de la crise sanitaire qui ont
davantage accentué les déséquilibres macroéconomique et financier, en détérioration depuis le début de
la décennie. Les mesures de riposte adoptées tant à l’échelle nationale que par les principaux pays
partenaires contre la pandémie ont provoqué un choc de taille sur la demande et l’offre de biens et de
services. Cette contreperformance a touché la majorité des secteurs d’activité de l’économie à
10


















Page 13
l’exception du secteur de l’agriculture et de pêche dont la valeur ajoutée a enregistré une hausse en terme
réel de (+4,4%). S’agissant de la valeur ajoutée des industries manufacturières, elle a accusé une
importante contraction (-9,3%) qui a concerné notamment les industries des textiles, habillements
et cuirs et celle des industries mécanique et électrique, avec des baisses respectives de -15,4%
et -15,1%. Quant à la valeur ajoutée des industries non manufacturières, elle a accusé une croissance en
terme réel négative (-8,8% contre -1,9%). Pour ce qui est des services marchands, la valeur ajoutée a
enregistré une baisse de 13,3% en 2020 (contre +2,6% en 2019), qui a touché les services hôteliers, de
restauration et des cafés (-43,6%), les services de transport (-28%) et le commerce (-4,7%).
Sur un autre plan, la demande intérieure a connu une nette régression en terme constant (-9,7% contre
-0,6% seulement en 2019), affectée par l’essoufflement de la consommation privée, qui représente 79%
de la consommation globale (-5,3% contre +2,4% en 2019) et de la forte chute des investissements
(-28,7% contre +0,5%).
EVOLUTION DES PRINCIPAUX INDICATEURS ECONOMIQUES EN TUNISIE
2019
1,4
Croissance du PIB aux prix constants (en %) (1)
2018
2,5
Désignation
Taux d’investissement (en % PIB)
Taux d’épargne nationale (en % RNDB)
Déficit budgétaire hors privatisations, dons et revenus
de confiscation (en % PIB)
Taux d’inflation moyen (en %)
Déficit courant/PIB (en %)
Taux d’endettement extérieur à MLT (en % RNDB)
19,7
12,0
4,5
7,3
11,1
73,0
19,5
11,3
3,4
6,7
8,4
64,3
2020
-9,2
15,2
6,2
9,6
5,6
6,3
2021*
2,8
15,1
9,0
8,2
5,7
6,2
70,4
68,1
(1) Selon la nouvelle méthodologie d’élaboration des comptes nationaux par l'INS (SCN 2008 et Base 2015).
Source : BCT- Ministère des Finances-Ministère du Développement de l’Investissement et de la Coopération Internationale-
Fonds Monétaire International.
*Données provisoires.
Concernant l’inflation, elle a poursuivi sa détente pour revenir à 5,6% en 2020, en termes de moyenne
annuelle, contre 6,7% une année auparavant sous l’effet du resserrement de la politique monétaire, qui
s’est conjugué à la faiblesse de la demande globale et la bonne tenue du taux de change du dinar
vis-à-vis des principales devises, outre la chute des prix internationaux de produits de base et de matières
premières. L’atténuation a été perceptible particulièrement au niveau de l’inflation sous-jacente
revenant, d’une année à l’autre, de 7,2% à 5,6%. Cette évolution a touché les principaux groupes de
produits, mais à des degrés différents. La décélération la plus importante a concerné les prix des produits
alimentaires transformés libres, qui ont progressé de 3,7% en 2020 (contre +7,2% en 2019), résultat qui
s’explique principalement par la baisse notable des prix de l’huile d’olive (-18,7% contre -1,7% une
année auparavant). Pour les prix des produits manufacturés libres, ils ont accusé une décélération (6,3%
contre 8,2% une année auparavant).
Sur le marché de change, le dinar tunisien s’est apprécié, en termes de moyennes annuelles, de 2,4%
vis-à-vis de l’euro et de 4,3% vis-à-vis du dollar américain (contre des dépréciations respectives de 4,8%
et 9,8% en 2019).
11




Page 14
Par ailleurs, le déficit budgétaire hors privatisations, dons et revenus de confiscation s’est aggravé de
6,2 points de pourcentage en 2020 pour se situer à 9,6% du PIB. Ainsi, le taux d’endettement public
(extérieur et intérieur) s’est inscrit en hausse pour s’élever à 79,5% en 2020 (contre 67,9% une année
auparavant).
Concernant le taux d’endettement extérieure à MLT, il s’est situé à 70,4% du RNDB en 2020 contre
64,3% du RNDB une année auparavant. Parallèlement, le coefficient du service de la dette en
pourcentage des recettes courantes a poursuivi sa tendance haussière pour atteindre 15,5% (contre 14,5%
une année auparavant).
Du côté des paiements extérieurs, le déficit du compte courant s’est nettement replié en 2020 pour
revenir à 6.909 MDT, soit 6,3% du PIB (contre -9.606 MDT et 8,4% une année auparavant). Cette
évolution s’explique par l’atténuation du déficit commercial (FOB/FOB) de 37,8%, par rapport à 2019,
pour revenir à 9,9 milliards de dinars en 2020. En revanche, l’excédent de la balance des services s’est
nettement replié (-3.411 MDT) pour se situer à 59 MDT, seulement, en 2020. Quant à l’excédent de la
balance des revenus de facteurs et des transferts courants, il s’est inscrit en légère amélioration
(+80 MDT) pour s’établir à 2.959 MDT en 2020. Par ailleurs, la balance des opérations en capital
et financières a dégagé en 2020 un excédent, qui s’est nettement contracté, pour revenir à 9,3 milliards
de dinars (contre 13,6 milliards une année auparavant), ayant permis de financer entièrement le déficit
courant et de dégager un excédent de la balance générale des paiements extérieurs de
3.807 MDT. Par conséquent, le niveau des avoirs nets en devises s’est nettement consolidé pour atteindre
23.099 MDT au terme de l’année 2020, soit l’équivalent à 162 jours d’importation (contre 19.521 MDT
et 111 jours d'importations à fin de l'année 2019).
12









Page 15
PAIEMENTS EXTERIEURS DE LA
TUNISIE


















Page 16
PAIEMENTS EXTERIEURS
I-
APERÇU GENERAL
Les paiements extérieurs ont évolué en 2020 dans une conjoncture nationale et internationale
particulièrement ardue sous l'effet des répercussions drastiques de la crise sanitaire "Covid-19". En effet,
les mesures de riposte adoptées par les différents pays pour contenir la pandémie, ont plongé l’économie
mondiale dans sa pire récession depuis la crise des années 30 du siècle dernier. La dynamique des
échanges extérieurs de la Tunisie a été ainsi durement impactée à la suite de la contreperformance de la
majorité des activités exportatrices.
En particulier, les expéditions du secteur des industries manufacturières, qui représentent l’essentiel des
exportations, ont accusé une nette régression en relation avec l’écroulement de la demande issue des
principaux pays partenaires. Dans ce même contexte, l’activité des services a lourdement subi les effets
néfastes de la crise, notamment le secteur touristique qui a connu ses pires résultats, générant des flux
en devises en chute de près des deux tiers par rapport à 2019. Toutefois, la forte consolidation des
exportations d’huile d’olive, la baisse notable du volume des importations et la chute des cours
internationaux des produits énergétiques, sont autant de facteurs ayant affecté l’évolution du déficit
commercial qui s’est contracté de près de 35% en 2020. D’un autre côté, la poursuite de l’affermissement
des transferts des économies sur salaires des travailleurs tunisiens à l’étranger à un rythme soutenu a
contribué à l’apaisement des tensions exercées sur le compte courant. Sur le plan du financement, la
mobilisation de ressources extérieures, sous forme principalement d’emprunts à moyen et long terme
et de flux d’investissements directs étrangers, a fortement décliné, portant la marque, surtout, des
difficultés conjoncturelles et des incertitudes sur les perspectives économiques et financières.
Dans ce contexte, le déficit du compte courant s’est notablement contracté pour revenir à environ
6,9 milliards de dinars soit 6,3% du PIB en 2020. Par ailleurs et malgré leur contraction de plus de
30 % par rapport à 2019, les entrées nettes de capitaux qui se sont situées à 9,3 milliards de dinars, ont
permis de combler le gap induit par le déséquilibre des paiements courants, et de conforter le niveau des
avoirs en devises pour s’élever à 23.099 MDT soit 162 jours d’importation à fin 2020. En conséquence,
la balance générale des paiements a dégagé un excédent de 3.807 MDT (contre +5.284 MDT en 2019).
14 000
12 000
10 000
8 000
6 000
4 000
2 000
0
-2 000
-4 000
-6 000
-8 000
-10 000
-12 000
-14 000
( En MDT )
EVOLUTION DES PRINCIPAUX SOLDES DE LA BALANCE DES PAIEMENTS
( En % )
12
-4,8
-7,4
-8,3
-8,4
2010
2011
2012
2013
-9,1
2014
-8,9
-8,8
2015
2016
-10,3
2017
-11,1
2018
2019
2020
-8,4
-6,3
9
6
3
0
-3
-6
-9
-12
Solde courant
Solde général de la balance des paiements
Solde des opérations en capital et financières
Solde courant en % du PIB
14









Page 17
PRINCIPAUX SOLDES DE LA BALANCE DES PAIEMENTS EXTERIEURS (En MDT sauf indication contraire)
Désignation
Paiements courants
Déficit courant/PIB (en %)
Opérations en capital et financières et
d’ajustement (flux nets)
Solde général de la balance des paiements
Avoirs nets en devises
En jours d’importation
II- BALANCE COURANTE
2016
2017
2018
2019
2020
-7.935
-9.870
-11.761
-9.606
-6.909
-8,8
-10,3
6.793
9.868
-1.142
12.935
112
-2
12.885
93
-11,1
13.414
1.653
13.974
84
-8,4
-6,3
14.890
10.716
5.284
19.521
111
3.807
23.099
162
Pour la deuxième année consécutive, le déficit de la balance courante s’est inscrit en baisse pour se
situer à -6.909 MDT, soit 6,3% du PIB en 2020 contre -9.606 MDT et 8,4%, respectivement, une année
auparavant. Cette amélioration est attribuable, essentiellement, à l’atténuation du déficit commercial
(FOB/FOB) de 37,8% ou de 6.028 MDT pour revenir à -9.927 MDT en 2020. En revanche, l’excédent
de la balance des services s’est nettement replié (-3.411 MDT) pour revenir à 59 MDT seulement en
2020, alors que l’excédent de la balance des revenus de facteurs et des transferts courants s’est inscrit
en hausse (+80 MDT) pour s’élever à 2.959 MDT en 2020.
EVOLUTION DES PRINCIPAUX SOLDES DES PAIEMENTS COURANTS (En MDT, sauf indication contraire)
Désignation
2016
2017
2018
2019
2020
-7.935
-8,8
-10.323
29.146
41.747
687
-9.870
-10,3
-12.841
34.427
50.022
739
-11.761
-11,1
-15.747
40.987
60.010
1.897
-9.606
-8,4
-15.955
43.855
63.292
3.470
-6.909
-6,3
-9.927
38.706
51.464
59
Var. en %
2019/
2018
2.155
2,7
-208
7,0
5,5
1.573
2020/
2019
2.697
2,1
-6.028
-11,7
-18,7
-3.411
2373
2.831
4141
5.628
2.030
35,9
-63,9
1.701
2.232
2.089
2.879
2.959
790
80
Solde courant 1
En % du PIB 2
Solde commercial (FOB) 1
Exportations (FOB)
Importations (CAF)
Solde des services 1
dont :
Recettes touristiques
Solde des revenus de facteurs et des
transferts courants
1
dont :
Revenus du travail (Recettes)
3.912
4.574
5.035
6.015
6.658
19,5
10,7
21,0
Revenus des IDE (dépenses)
1.652
1.841
2.089
2.051
2.481
-1,8
Intérêts de la dette à MLT (dépenses)
1Variations en MDT.
2Variations en points de pourcentage.
1.105
1.304
1.576
1.932
1.848
22,6
-4,4
Par ailleurs, le ratio de couverture du déficit commercial par le total des recettes touristiques et des
revenus du travail, s’est notablement redressé pour s’établir à 68,1% en 2020 (contre 59,9% en 2019),
mais il demeure en deçà de celui enregistré en 2010 (soit 78%). Cette tendance s’explique,
essentiellement, par la progression soutenue des importations au cours de ces dernières années.
15



















Page 18
(En MDT)
EVOLUTION DU TAUX DE COUVERTURE DU DEFICIT COMMERCIAL
(FOB-CAF) PAR LES RECETTES TOURISTIQUES ET LES REVENUS DU
TRAVAIL
78,0
61,1
57,7
58,8
55,8
52,3
49,9
47,5
48,2
68,1
59,9
20 000
15 000
10 000
5 000
0
-5 000
-10 000
-15 000
-20 000
( En % )
100,0
75,0
50,0
25,0
0,0
-25,0
-50,0
-75,0
-100,0
2010
2011
2012
2013
2014
2015
2016
2017
2018
2019
2020
Solde commercial (FOB-CAF)
Recettes touristiques + Revenus du travail
Ratio ( recettes touristiques + revenus du travail) / déficit commercial (FOB-CAF)
a) Echanges commerciaux
Après avoir enregistré un fléchissement des échanges avec l’extérieur, la balance commerciale a dégagé
en 2020 un déficit qui, exprimé FOB-CAF, s’est considérablement atténué de 34,4% soit 6.678 MDT
par rapport à celui de 2019 pour revenir à -12,8 milliards de dinars (déficit mensuel moyen de
1.063 MDT). Ce résultat s’explique par la baisse des importations à un rythme plus élevé que celui des
exportations (-18,7% et -11,7%, respectivement) entrainant ainsi une amélioration du taux de couverture
de 5,9 points de pourcentage pour s’élever à 75,2%.
EVOLUTION DES ECHANGES COMMERCIAUX (2010-2020) :
(En MDT)
70000
60000
50000
40000
30000
20000
10000
0
-10000
-20000
-30000
73,9
74,5
69,5
70,1
67,6
69,7
69,8
68,8
68,3
69,3
75,2
(En %)
100
80
60
40
20
0
-20
-40
-60
2010
2011
2012
2013
2014
2015
2016
2017
2018
2019
2020
Exportations de biens
Importations de biens
Solde commercial
Taux de couverture en %
16










Page 19
PRINCIPAUX INDICATEURS DU COMMERCE EXTERIEUR
(En MDT sauf indication contraire)
Désignation
2016
2017
2018
2019
2020
Exportations FOB
Variation en %
Importations CAF
Variation en %
Déficit commercial FOB-CAF
En % du PIB
Taux de couverture (en %)
Taux d'ouverture (en %)
Taux d'effort à l’exportation (en %)
Taux de dépendance (en %)
Taux de pénétration (en %)
29.145,6
5,6
41.746,8
5,4
12.601,2
14,0
69,8
79,0
32,5
46,5
40,8
34.426,6
18,1
50.021,6
19,8
15.595,0
16,2
68,8
87,7
35,7
51,9
44,7
40.987,4
19,1
60.010,3
20,0
19.022,9
17,9
68,3
95,1
38,6
56,5
47,9
43.855,4
7,0
63.291,6
5,5
19.436,2
16,9
69,3
93,2
38,2
55,1
47,1
38.705,9
-11,7
51.463,7
-18,7
12.757,8
11,5
75,2
81,3
34,9
46,4
41,6
Source : Institut national de la statistique
L’analyse de l’évolution de la balance commerciale par groupes de produits en 2020 fait ressortir une
atténuation du déficit de la
balance alimentaire, qui est revenu d’une année à l’autre de -1.426 MDT à
-859 MDT en lien essentiellement avec l’accroissement des exportations d’huile d’olive de 65,8%
(+124,9% en quantité et -24,3% des prix en Euro). Quant au déficit de la balance énergétique, il s’est
replié de 3.556 MDT pour revenir à 4.200 MDT à la suite de la baisse des importations de 37,2% sous
l’effet conjugué de la chute des prix internationaux
1 et de la contraction de la demande intérieure (-7%).
En revanche, les déficits de la balance des matières premières et demi-produits et celle des biens
d’équipement se sont contractés de 371 MDT et 2.226 MDT respectivement par rapport à 2019 pour
revenir à 5,3 et 1,9 milliards de dinars respectivement. D’un autre côté, le déficit de la balance des biens
de consommation a enregistré une légère accentuation pour passer d’une année à l’autre de -443 MDT
à -484 MDT.
EVOLUTION DES SOLDES DES BALANCES ENERGETIQUE, ALIMENTAIRE ET DE LA BALANCE
DES BIENS CONSOMMATION

Evolution du solde de la
balance des biens de
consommation
-443
-484
T
D
M
n
e
1000
800
600
400
200
0
-200
-400
-600
-800
-1000
-1200
Evolution du solde de la
balance alimentaire
0
Evolution du solde de la
balance énergétique
0
T
D
M
n
e
-200
-400
-600
-800
-1000
-1200
-1400
-1600
-1000
-2000
-3000
-4000
-5000
-6000
-7000
-8000
-9000
-859
T
D
M
n
e
-1426
-4200
-7756
1 Baisse de 34% en moyenne du prix du baril de Brent en 2020 par rapport à 2019.
17














Page 20
EVOLUTION DES ECHANGES COMMERCIAUX AU COURS DE L’ANNEE 2020
(En MDT sauf indication contraire)
Mines,
phosphate
s et
dérivés
Energie et
lubrifiant
s
Autres
industries
div.
Textiles,
habilleme
nt &cuir
Agricultu
re et
I.A.A.
Secteur
I.M. E
Total
Echanges commerciaux
Exportations aux prix
courants
Evolution aux prix
courants en %
Evolution aux prix
constants en %
Importations aux prix
courants
Evolution aux prix
courants en %
Evolution aux prix
constants en %
Solde commercial aux
prix courants
5.275,0
2.191,4
1.259,4
8.061,6
17.563,1
4.355,4
38.705,9
12,0
20,4
-9,4
10,3
-24,4
-24,9
-13,8
-15,9
-14,0
-16,7
-17,5
-19,5
-11,7
-11,1
6.934,1
6.391,8
696,0
6.165,9
21.022,8
10.253,1
51.463,7
1,4
1,6
-37,2
-20,2
-25,9
-20,4
-16,8
-15,6
-19,8
-21,0
-12,4
-13,3
-18,7
-15,2
-1.659,1
-4.200,4
563,4
1.895,7
-3.459,7
-5.897,7
-12.757,8
Source : Institut national de la statistique
(1) Variation aux prix constants calculée selon les indices des prix de l’année de base 2015.
Evalués aux prix constants, les échanges commerciaux ont enregistré en 2020 une baisse de 11,1%
et 15,2% respectivement pour les exportations et les importations. Par ailleurs, le repli des prix à l’export
à un rythme moins prononcé que celui à l’import (-0,8% et -4,1% respectivement) a entrainé une
amélioration des termes de l’échange de 3,4% par rapport à l’année 2019.
EVOLUTION DES INDICES DES PRIX DES EXPORTATIONS ET DES IMPORTATIONS PAR SECTEUR
Secteur
Indices
des prix
IPX
2019
2020
Evolution en %
(20/19)
IPM
2019
2020
Evolution en %
(20/19)
Termes de
l'échange
2019
2020
Evolution en %
(20/19)
Agriculture
et IAA
Energie et
lubrifiants
Mines,
phosphates
et dérivés
Textiles,
habillement
& cuir
I.M. E
Autres
industries
Total
123,9
115,4
-6,9
142,4
142,1
-0,2
87,1
81,2
-6,8
156,9
128,9
-17,8
164,9
129,8
-21,3
95,1
99,3
4,4
123,1
123,8
0,6
161,8
150,6
-6,9
76,1
82,2
8,1
159,6
163,6
2,5
160,9
158,5
-1,5
99,2
103,2
4,1
162,6
167,8
155,9
159,8
3,2
2,5
161,4
163,9
157,7
159,4
1,5
1,1
153,6
152,4
-0,8
158,8
152,4
-4,1
100,7
102,4
98,9
100,3
96,7
100,0
1,6
1,4
3,4
Source : Institut national de la statistique
La répartition sectorielle des exportations fait apparaître en 2020 un fléchissement au niveau des
ventes du secteur des industries manufacturières (-14,5% contre +10% en 2019). Cette régression
s’explique essentiellement par la baisse de la demande émanant des partenaires de la zone euro, dont
l’activité a été durement affectée par les retombées de la crise sanitaire "Covid-19". Cette tendance a
18






























Page 21
concerné les exportations du secteur des textiles, habillements et cuirs (-13,8%), celui des industries
mécaniques et électriques (-14%) et les autres industries manufacturières (-17,5%).
Quant aux ventes du secteur des mines, phosphates et dérivés, elles ont connu une régression de 24,4%
en lien avec la baisse des exportations de l’acide phosphorique (-26%) et de superphosphate triple
(-61,7%). Parallèlement, les exportations du secteur de l'énergie ont enregistré une baisse de 9,4% à la
suite de la régression des ventes de pétrole brut (1500 MDT contre 1804 MDT en 2019).
D’un autre côté, les ventes du secteur de l’agriculture et industries agroalimentaires se sont accrues de
12% suite à la progression des exportations d’huile d’olive (+65,8%) pour atteindre 2,3 milliards de
dinars. Les ventes des dattes et des produits de la pêche ont, en revanche, connu un repli
(-6,1% et -13,6% respectivement).
EVOLUTION DES ECHANGES COMMERCIAUX PAR GROUPE DE PRODUITS
(En MDT, sauf indication contraire)
Groupes de produits
2016
2017
2018
2019
2020
Var. en %
19/18
20/19
Balance alimentaire
Exportations
Importations
Solde
Taux de couverture en %
Balance des mat.1ère & demi-
produits
Exportations
Importations
Solde
Taux de couverture en %
Balance des biens d'équipement
Exportations
Importations
Solde
Balance des biens de
consommation
Exportations
Importations
Solde
Taux de couverture en %
Balance énergétique
Exportations
Importations
Solde
2.736,4
3.812,1
3.299,6
4.885,8
4.251,9
4.850,6
-13,0
4.657,2
5.361,9
5.677,6
5.710,0
5,9
14,1
0,6
-1.075,7
-1.357,6
-476,1
-1.425,7
-.859,4
199,5
-39,7
71,8
70,8
91,1
74,9
84,9
8.757,0
10.647,4
12.404,0
13.951,8
11.469,7
13.247,9
16.360,8
20.035,7
19.636,4
16.783,1
12,5
-2,0
-4.490,9
-5.713,4
-7.631,7
-5.684,6
-5.313,4
-25,5
66,1
65,1
61,9
71,1
68,3
-17,8
-14,5
-6,5
-10,7
-24,6
-53,9
-14,5
-13,8
9,4
-9,4
-37,2
-45,8
-11,7
-18,7
-34,4
16,3
9,5
-2,6
4,6
4,0
3,9
19,6
25,5
7,0
5,5
2,0
5.726,2
6.667,9
7.521,9
8.749,7
7.810,5
9.271,4
10.172,6
11.758,0
12.876,5
9.710,9
-3.545,2
-3.504,7
-4.236,1
-4.126,8
-1.900,4
Taux de couverture en %
61,8
65,5
64,0
68,0
80,4
10.283,0
11.764,3
13.847,2
14.483,7
12.383,7
11.068,7
12.750,7
14.346,8
14.926,3
12.867,9
-785,7
-986,4
-499,6
-442,6
-484,2
-11,4
92,9
92,3
96,5
97,0
96,2
1.643,0
4.346,8
2.047,4
2.328,5
2.418,3
2.191,4
6.080,3
8.507,9
10.174,8
6.391,8
-2.703,8
-4.032,9
-6.179,4
-7.756,5
-4.200,4
Taux de couverture en %
37,8
33,7
27,4
23,8
34,3
Total exportations
Total importations
Solde
29.145,6
34.426,6
40.987,4
43.855,4
38.705,9
41.746,8
50.021,6
60.010,3
63.291,6
51.463,7
-12.601,2
-15.595,0
-19.022,9
-19.436,2
-12.757,8
Taux de couverture en %
69,8
68,8
68,3
69,3
75,2
Source : Institut national de la statistique
Au niveau des importations, les achats de tous les groupes de produits se sont inscrits en baisse, à
l’exception des produits alimentaires. En particulier, les importations des produits énergétiques ont
19



















































Page 22
accusé une diminution de 37,2% en lien avec la régression des approvisionnements des produits raffinés
et du gaz naturel
1 (-47,4% et -42,3% respectivement). Néanmoins, les achats de pétrole brut se sont
élevés à 877 MDT (contre 54 MDT en 2019), évolution qui s’explique par la reprise de l’activité de la
STIR
2.
De leur côté, les importations des matières premières et demi-produits et celles des biens d’équipement
ont pris en 2020 une tendance baissière (-14,5% et -24,6% respectivement), qui trouve son origine dans
le repli de l’activité industrielle et la chute des investissements. De même, les importations des biens de
consommation ont connu un net fléchissement (-13,8% contre +4% en 2019) ayant concerné,
principalement, les produits de textiles et habillements (-14%), les voitures de tourisme (-16,8%) ainsi
que les appareils électriques et mécaniques destinés à la consommation (-13,2%).
Quant aux achats des produits alimentaires, ils ont enregistré une légère hausse (+0,6%) qui cache
toutefois des évolutions divergentes selon les produits. En effet, le net accroissement des achats de
céréales (+26,1%), pour culminer à un niveau de 2,1 milliards de dinars en 2020, a pu être atténué par
la baisse des approvisionnements d’autres produits alimentaires en l’occurrence le sucre (-20,5%) et les
huiles végétales (-3,7%).
EVOLUTION DES ECHANGES COMMERCIAUX PAR REGIME
(En MDT sauf indication contraire)
Désignation
2016
2017
2018
2019
2020
Variations en
%
2020/2019
Exportations FOB (en MDT)
29.145,6
34.426,6
40.987,4
43.855,4
38.705,9
Régime général
Régime offshore
7.689,1
8.715,4
11.137,0
11.186,4
10.712,2
21.456,5
25.711,2
29.850,4
32.669,0
27.993,7
Importations CAF (en MDT)
41.746,8
50.021,6
60.010,3
63.291,6
51.463,7
Régime général
Régime offshore
28.325,5
33.908,6
40.308,4
42.435,6
34.473,1
13.421,3
16.113,0
19.701,9
20.856,0
16.990,6
-11,7
-4,2
-14,3
-18,7
-18,8
-18,5
Solde commercial FOB – CAF (1)
-12.601,2
-15.595,0
-19.022,9
-19.436,2
-12.757,8
6.678,4
Régime général1
Régime off shore1
(1) Variation en MDT.
-20.636,4
-25.193,2
-29.171,4
-31.249,2
-23.760,9
7.488,3
8.035,2
9.598,2
10.148,5
11.813,0
11.003,1
-809,9
Source Institut national de la statistique
L’analyse des échanges commerciaux par régime fait ressortir une contraction du déficit commercial
sous le régime général de 7.488 MDT pour revenir à -23,8 milliards de dinars en 2020 sous l’effet de
la baisse des importations (-18,8%) qui s’est accompagnée de la décrue des exportations à un rythme
moins soutenu (-4,2%). Quant aux échanges commerciaux sous le
régime offshore, ils ont porté la
marque de la régression aussi bien des exportations (-14,3% contre +9,4% une année auparavant) que
des importations (-18,5% contre +5,9%). L’excédent commercial sous ce régime s’est replié de
810 MDT pour se situer à 11.003 MDT.
D’un autre côté, l’atténuation du déficit commercial (FOB/CAF) de 6.678 MDT d’une année à l’autre
s’explique par l’impact positif de chacun des trois effets
3. En particulier, l’effet volume favorable, estimé
à 5.215 MDT en terme monétaire, résulte pour l’essentiel de la régression du volume des importations
de 10.288 MDT contre 5.073 MDT pour le volume des exportations. Quant à l’effet change ayant
1 Une convention a été signée en juin 2020 avec la partie algérienne pour le renouvellement du contrat d’achat du gaz
algérien stipulant une réduction de 10% sur l’ancien prix contractuel d’achat du gaz algérien et ce à partir du 2ème semestre
2020.
2 La Société Tunisienne des Industries de Raffinage a repris son activité à la fin du mois de novembre 2019.
3 Volume, prix et change
20

















Page 23
découlé de l’appréciation du dinar tunisien vis-à-vis des principales devises de règlement1, il a contribué
à hauteur de 679 MDT dans la contraction du déficit commercial. Pour sa part, l’effet prix, a eu une
proportion comparable, soit 784 MDT.
VARIATION DES ECHANGES COMMERCIAUX PAR TYPE D’EFFET EN 2020 (en MDT)
Flux
Effet volume
Effet prix
Effet change Variation totale
Exportations
Importations
Solde
b) Balance des services
-5073
-10288
5215
900
116
784
-977
-1656
679
-5150
-11828
6678
La balance des services a été fortement influée en 2020 par la crise sanitaire "Covid-19", dégageant un
excédent en repli considérable pour revenir à 59 MDT (contre un excédent de 3.470 MDT une année
auparavant). Ce résultat est imputable, principalement, à la chute substantielle de l’excédent de la
balance des voyages (-2.511 MDT) en lien, essentiellement, avec la dégringolade des recettes
touristiques (-63,9%). Parallèlement, la balance des transports a subi le même sort, dégageant un déficit
en creusement très accentué (+78,7%) suite, principalement, au fléchissement des recettes au titre des
billets de passage. De son côté, la balance des autres services a dégagé un excédent qui s’est replié de
36,8% en comparaison avec son niveau enregistré en 2019.
( En MDT)
EVOLUTION DES ECHANGES EXTERIEURS DE SERVICES
14 000
12 000
10 000
8 000
6 000
4 000
2 000
0
3521
2102
3053
2634
2448
3470
1897
594
687
739
59
2010
2011
2012
2013
2014
2015
2016
2017
2018
2019
2020
Solde de la balance des services
Recettes
Dépenses
S’agissant la balance des voyages, son excédent a accusé une baisse drastique, pour revenir à
1.358 MDT en 2020 contre 3.869 MDT en 2019. En effet, les recettes à ce titre se sont repliées à un
rythme plus accéléré que celui des dépenses (-61,4% et -55,6%, respectivement).
Du côté des recettes, celles drainées par l’activité touristique, principale composante au titre des
voyages, ont été fortement affectées par les retombées de la crise pandémique, accusant ainsi un fort
fléchissement (-63,9%) pour revenir à 2.030 MDT en 2020, soit 722 M$. Sans effet change
2, ces flux
auraient diminué de 62,9%.
S’agissant des entrées des non-résidents, elles ont accusé une forte régression de 82,1% pour se limiter
à 1,4 million de visiteurs au terme de 2020, ayant concerné toutes les nationalités (-85% européens
et -80,8% maghrébins), sous l’effet notamment des mesures strictes prises par la plupart des pays
notamment la Tunisie pour contenir la pandémie (fermeture des frontières, décisions de confinement,
- Plus de références et documents sur Legaly Docs
1 Euro et dollar américain.
2 En termes de moyennes annuelles, le dinar tunisien s’est apprécié vis-à-vis de l’euro et du dollar US de 2,4% et 4,3%,
respectivement.
21







Page 24
restrictions de déplacement, …). De leur côté, les nuitées des non-résidents ont baissé de 88,4% en
comparaison avec leur niveau enregistré une année auparavant pour se limiter à 2,8 millions en 2020.
( En milliers
d'unités)
35 000
30 000
25 000
20 000
15 000
10 000
5 000
0
EVOLUTION DES PRINCIPAUX INDICATEURS TOURISTIQUES
( En MDT)
6 000
5 000
4 000
3 000
2 000
1 000
0
2010
2011
2012
2013
2014
2015
2016
2017
2018
2019
2020
Nuitées des non-résidents (En milliers de nuitées)
Entrées des non-résidents (En milliers de personnes)
Recettes touristiques (En MDT)
Concernant les recettes au titre des soins médicaux, elles se sont inscrites en baisse pour revenir à
209 MDT en 2020 contre 350 MDT une année auparavant, évolution qui s’explique surtout par la
fermeture des frontières avec les pays limitrophes pendant l’essentiel des périodes de l’année.
Quant aux dépenses inhérentes aux voyages, elles ont accusé une baisse considérable (-55,6%) pour
revenir à 1.039 MDT en 2020 en relation essentiellement, avec la forte régression des dépenses
touristiques (-63,2%) qui ont porté sur un montant de 515 MDT et celles au titre du "pèlerinage et Omra"
(48 MDT contre 270 MDT en 2019) suite à la mesure prise par l’Arabie saoudite de suspendre l’entrée
sur son territoire pour l’accomplissement de ces rites.
S’agissant de la balance des transports, son déficit s’est nettement creusé en 2020 pour se situer à
1.519 MDT (contre 850 MDT une année auparavant). Cette détérioration s’explique par la régression
des recettes à ce titre à un rythme plus accentué que celui des dépenses (-51,9% et -25,3%,
respectivement).
Du côté des recettes, elles ont accusé une baisse significative pour revenir, d’une année à l’autre, de
3.314 MDT à 1.593 MDT et ce, corrélativement avec le fléchissement de l’activité des voyages.
En particulier, les recettes inhérentes aux billets de passage ont chuté de 73,8% pour se limiter
à 437 MDT et ce, en lien avec le net repli des entrées des non-résidents. Parallèlement, les recettes au
titre de fret se sont inscrites en régression (-23,5%) pour revenir à 333 MDT suite à la réduction du trafic
commercial. S’agissant de la redevance-gaz perçue par l’Etat tunisien au titre du passage des gazoducs
transcontinentaux reliant l’Algérie à l’Italie, elle a poursuivi sa tendance baissière pour revenir
à 317 MDT contre 384 MDT une année auparavant sous l’effet de la baisse des approvisionnements
gaziers de l’Italie auprès de l’Algérie en relation avec la récession économique en 2020.
22










Page 25
EVOLUTION DE LA REDEVANCE-GAZ
Année
2014
2015
2016
2017
2018
2019
2020
Flux financiers
En nature
En
MDT
28
36
150
92
76
41
100
En %
du total
11,9
19,9
43,9
21,1
14,2
10,7
31,5
En
MDT
208
145
192
345
459
343
217
En %
du total
88,1
80,1
56,1
78,9
85,8
89,3
68,5
Total
en MDT
236
181
342
437
535
384
317
Source : BCT et SOTUGAT
RECETTES AU TITRE DU TRANSPORT EN 2020
Autres transports
52%
Billets de passage
27%
Fret
21%
Pour les dépenses au titre de transport, elles se sont inscrites en baisse (-25,3%) pour se situer à
3.111 MDT en 2020, évolution qui trouve son origine, principalement, dans le fléchissement des
dépenses au titre du fret (-18,7%) pour revenir à 2.548 MDT et ce, dans le sillage du recul des
importations. Pour les décaissements au titre des billets de passage, ils ont enregistré, à leur tour, une
régression de 60,5% pour se situer à 106 MDT en 2020 en relation avec les restrictions de déplacement
à l’échelle internationale.
Quant à la balance des autres services, son excédent a poursuivi sa tendance baissière pour revenir,
d’une année à l’autre, de 614 MDT à 388 MDT, évolution qui reflète la contraction, des recettes à un
rythme plus accéléré que celui des dépenses (-23,3% et -19,4%, respectivement).
Du côté des recettes, celles inhérentes aux grands travaux et services techniques, principale composante
au niveau des flux perçus au titre des autres services, ont fléchi de 36,1% pour revenir à 487 MDT en
2020. Également, les recettes inhérentes aux frais commerciaux et négoce international et ceux au titre
des services de communication ont enregistré une baisse de respectivement 11,4 % et 40,2% pour revenir
à 372 MDT et 327 MDT en 2020.
En revanche, les flux relatifs aux services informatiques et d’information ont poursuivi leur tendance
haussière amorcée depuis les années 2000, pour atteindre 308 MDT en 2020 soit une progression de
21,8% par rapport à 2019. En effet, dans un environnement marqué par les répercussions d’une crise
sanitaire qui a imposé des mesures strictes de confinement, de nouvelles procédures de travail ont
émergé suscitant une utilisation accrue des nouvelles technologies de l’information et de la
communication.
Ce secteur continue ainsi à performer malgré la crise, au vu des atouts dont dispose la Tunisie dans ce
domaine, notamment, des ressources humaines qualifiées et une demande étrangère de plus en plus
importante.
23
























































Page 26
En ce qui concerne les dépenses liées aux autres services, elles ont baissé de 19,4% en 2020 pour se
situer à 1.714 MDT. Cette évolution est imputable, essentiellement, au repli des dépenses engagées dans
le cadre des services des grands travaux et services techniques de 28,2% pour s’établir à 539 MDT en
2020 en rapport avec le niveau réduit des investissements revenant notamment à l’Etat et réalisés par
des opérateurs non-résidents.
c) Balance des revenus de facteurs et des transferts courants
La balance des revenus de facteurs et des transferts courants a dégagé un excédent de 2.959 MDT en
2020, en hausse de 2,8% par rapport l’année précédente. Cette évolution est imputable à l’accroissement
des dépenses à un rythme plus accéléré que celui des recettes (+8,1% et +6% respectivement).
(En MDT)
EVOLUTION DES PRINCIPAUX POSTES DE LA BALANCE DES REVENUS
DE FACTEURS ET DES TRANSFERTS COURANTS
7 000
6 000
5 000
4 000
3 000
2 000
1 000
0
2010
2011
2012
2013
2014
2015
2016
2017
2018
2019
2020
Transferts des travailleurs tunisiens à l'étranger (recettes)
Revenus de capital (dépenses)
Du côté des recettes, les flux reçus au titre des revenus du travail se sont affermis de 10,7% en
comparaison avec leur niveau enregistré une année auparavant pour s’élever à 6.658 MDT, représentant
ainsi 6% du PIB. Cette évolution trouve son origine dans la hausse des transferts sous forme de flux
financiers alors que les apports en nature ont poursuivi leur baisse.
S’agissant des transferts financiers, ils ont continué à progresser à un rythme soutenu (+13,6%) pour
atteindre 5.876 MDT en 2020 ou 2.090 M$. Compte non tenu de l’effet change, ils auraient augmenté
de 16,9%. Il est par ailleurs utile de mentionner qu’en dépit d’une conjoncture internationale défavorable
marquée par les retombées de la crise sanitaire, ces transferts se sont maintenus à un niveau appréciable
ayant ainsi permis de soutenir dans une large mesure l’économie du pays. Toutefois, l
es apports en
nature
ont poursuivi leur régression (-7,1%) pour revenir à 782 MDT en 2020.
REVENUS DU TRAVAIL PAR MODE DE TRANSFERT
Année
2014
2015
2016
2017
2018
2019
2020
Total
Apports sous forme de flux
financiers
Apports en nature
En MDT
3.984
3.867
3.912
4.574
5.035
6.015
6.658
Variation
en %
7,1
-2,9
1,2
16,9
10,1
19,5
10,7
En MDT
2.896
2.863
3.017
3.593
4.121
5.173
5.876
En % du
total
72,7
74,0
77,1
78,6
81,8
86,0
88,3
En MDT
1.088
1.004
895
981
914
842
782
En %
du total
27,3
26,0
22,9
21,4
18,2
14,0
11,7
S’agissant des recettes au titre des transferts courants, elles ont diminué de 12% pour revenir à
784 MDT en 2020. Cette évolution est attribuable au repli des transferts au profit du secteur public
(-10,7%) et ceux profitant au secteur privé (-13,6%).
24






Page 27
Du côté des dépenses, les transferts au titre des revenus du capital étranger se sont inscrits en hausse
de 9,5%
en 2020 pour s’élever à 4.674 MDT en relation, essentiellement, avec l’accroissement des
dépenses au titre des revenus des investissements directs étrangers alors que les paiements des intérêts
de la dette à moyen et long terme ont connu une légère baisse.

Représentant plus de la moitié des dépenses totales au titre des revenus de capital, les revenus des
investissements directs étrangers
ont progressé de 21% pour s’élever à 2.481 MDT en 2020, dont
1.024 MDT ont été effectués par les sociétés opérant dans le domaine énergétique et 1.457 MDT sont
réalisés par les autres secteurs d’activité.
S’agissant des dépenses engagées pour honorer les intérêts de la dette à moyen et long terme, elles
ont accusé une légère contraction (-4,4%) pour s’établir à 1.848 MDT en 2020. Celles effectuées par
l’Administration et l’autorité monétaire, qui ont représenté 80,9% du total des paiements à ce titre, se
sont établies à 1.495 MDT. Le reliquat, soit 353 MDT, a concerné les règlements des entreprises.
III- BALANCE DES OPERATIONS EN CAPITAL ET FINANCIERES
La balance des opérations en capital et financières a dégagé en 2020 un excédent, qui s’est inscrit en
nette baisse, pour revenir à 9,3 milliards de dinars contre 13,6 milliards une année auparavant.
Cette évolution a porté la marque de la forte contraction de l’excédent de la balance des prêts-emprunts
et autres engagements et dans un degré moindre celui des investissements étrangers.
EVOLUTION DES PRINCIPAUX SOLDES DE LA BALANCE DES OPERATIONS EN CAPITAL
ET FINANCIERES (
En MDT, sauf indication contraire)
Désignation
2016
2017
2018
2019
2020
Solde des opérations en capital1
Dons
Solde des investissements étrangers1
Investissements directs étrangers
bénéficiant à la Tunisie
Solde des autres investissements* 1
Tirages à MLT
204
229
1.215
1.901
4.910
5.359
445
486
1.807
2.132
6.628
10.958
340
383
2.509
2.742
9.037
8.921
402
446
2.415
2.479
10.769
10.290
1.027
1.049
1.580
1.834
6.708
8.197
Var. en%
2020/2019
625
135,4
-835
-26,0
-4.061
-20,3
Amortissement de la dette à MLT
Solde des opérations en capital et
financières
1
(1) Variations en MDT
*
Il s’agit des opérations financières ayant trait aux capitaux de prêts-emprunts à moyen et long terme, aux dépôts des banques
centrales étrangères auprès de la BCT, aux avoirs et engagements à court terme ainsi qu’aux allocations en DTS.
13.586
11.886
-4.271
8.880
5.568
3.372
9.315
6.329
6.341
5.317
7.320
-13,4
25






Page 28
( En MDT)
EVOLUTION DES PRINCIPAUX SOLDES DES OPERATIONS EN CAPITAL
ET FINANCIERES
16 000
14 000
12 000
10 000
8 000
6 000
4 000
2 000
0
2010
2011
2012
2013
2014
2015
2016
2017
2018
2019
2020
Opérations en capital
Investissements étrangers
Autres investissements
Total
a) Opérations en capital
Concernant la balance des opérations en capital, elle a dégagé un excédent qui s’est nettement affermi
en 2020 pour passer, d’une année à l’autre, de 402 MDT à 1.027 MDT. L’essentiel des recettes a
concerné les dons accordés par la Commission européenne, pour une enveloppe de 871 MDT et ce,
principalement dans le cadre du programme d’appui budgétaire.
b) Investissements étrangers (Investissements directs et de portefeuille)
Quant à l’excédent de la balance des investissements étrangers, il a accusé un repli en 2020 pour
revenir, d’une année à l’autre, de 2.415 MDT à 1.580 MDT suite, essentiellement, à la régression des
flux entrants au titre des IDE.
EVOLUTION DES RECETTES AU TITRE DES
(ENGAGEMENTS)
(En MDT)
2020
INVESTISSEMENTS ETRANGERS EN TUNISIE
Secteur
2016
2017
2018
2019
Energie
Industries manufacturières
Tourisme et immobilier
Télécommunications
Financier
Autres
Total des Investissements directs étrangers
Total des Investissements de portefeuille
Total
796
802
107
109
5
82
1.901
88
1.989
810
975
130
76
84
57
2.132
116
2.248
910
1.129
134
103
386
80
2.742
124
2.866
909
1.249
202
66
0
53
2.479
169
2.648
621
1.027
17
71
1
97
1.834
52
1.886
Les flux d’investissements directs étrangers (IDE) bénéficiant à la Tunisie ont affiché un repli de
26% en 2020 pour revenir à 1.834 MDT, soit 16,5% du total des financements extérieurs à moyen
et long terme et 1,7% du PIB (contre 16,5% et 2,2%, respectivement, en 2019). Cette régression est
essentiellement imputable aux retombées de la pandémie "Covid-19", qui a réduit considérablement les
mouvements de capitaux à travers le monde sous forme notamment des investissements directs
étrangers.
Par ailleurs, les flux des investissements directs étrangers, hors secteur de l’énergie, ont concerné la
réalisation de 517 opérations d’investissement, dont 441 projets d’extension et 76 projets de création
pour des valeurs respectives de 1.148 MDT et 66 MDT. Ces flux ont permis la création de
9.630 nouveaux postes d’emplois en 2020.

26





Page 29
L’analyse de la répartition sectorielle des IDE, fait ressortir une régression qui a touché tous les
secteurs. En particulier, les flux des IDE en faveur du secteur énergétique ont fléchi de 31,8% pour
revenir à 621 MDT en 2020, enregistrant leur plus bas niveau de la décennie. Ainsi, leur part dans le
total des flux est revenue, d’une année à l’autre, de 36,7% à 33,8%. Par nature, ils ont concerné le
domaine du développement (417 MDT ou 67,2%) et les travaux d’exploration (204 MDT ou 32,8 %).
( En MDT)
STRUCTURE DES IDE PAR SECTEUR
( En % )
3 000
2 500
2 000
1 500
1 000
500
0
4
3
2
1
0
2010
2011
2012
2013
2014
2015
2016
2017
2018
2019
2020
Energie
Industries manufacturières
Autres secteurs
IDE en % du PIB
Dans le même sillage, les flux des IDE bénéficiant au secteur des industries manufacturières se sont
inscrits en baisse (-17,8%) pour revenir à 1.027 MDT en 2020, représentant plus de la moitié du total
des flux d’IDE. Ces investissements ont contribué à l’extension de 402 projets portant sur une enveloppe
de 970 MDT et à la création de 51 nouveaux projets pour un montant de 57 MDT. Les filières les plus
attractives ont concerné particulièrement, celles des industries électriques et électroniques (409 MDT
contre 518 MDT en 2019), de l’agro-Alimentaire (201 MDT contre 103 MDT en 2019) et des industries
mécanique, métallique et métallurgique (164 MDT contre 214 MDT en 2019).
Parallèlement, les IDE au profit du secteur des services ont accusé une forte baisse (-44%) en
comparaison avec le niveau enregistré une année auparavant pour revenir à 169 MDT, faisant suite au
net fléchissement des flux d’IDE profitant au secteur du tourisme et immobilier (-91,6%), secteur frappé
de plein fouet par la pandémie "Covid-19".
REPARTITION DES IDE AU PROFIT DES INDUSTRIES MANUFACTURIERES PAR
BRANCHE D'ACTIVITE
Industrie
pharmaceutique
1%
Chimie et Caoutchouc
1%
Cuir et Chaussures
3%
Industries diverses
3%
Matériaux de
Construction
3%
Textile et Habillement
5%
Plasturgie
9%
Mécanique, métallique
et métallurgique
16%
Electrique et
Electronique
40%
Agro-Alimentaire
19%
27








Page 30
Quant à la balance des investissements de portefeuille, elle s’est nettement détériorée, dégageant un
déficit de 86 MDT en 2020 (contre +38 MDT une année auparavant) sous l’effet conjugué de la nette
régression des recettes (-69,5%) pour revenir à 52 MDT et la hausse des dépenses (+4,8%) pour s’élever
à 138 MDT. Par ailleurs, l’activité boursière a clôturé l’année 2020 sur une note négative, reflétée par
le repli de l’indice boursier "TUNINDEX" de 3,33% suite à une conjoncture défavorable qui a freiné la
dynamique des échanges des titres réalisés notamment par les étrangers sur la Bourse des Valeurs
Mobilières de Tunis.
c) Autres investissements
En ce qui concerne la balance des autres investissements, son excédent a accusé une nette contraction
en 2020, revenant, d’une année à l’autre, de 10.769 MDT à 6.708 MDT.
VENTILATION DES TIRAGES ET DE L'AMORTISSEMENT DE LA DETTE A MLT PAR TYPE
(En MDT)
DE COOPERATION
Désignation
Coopération bilatérale
Administration
Autorités monétaires
Entreprises
Coopération multilatérale
Administration
Autorités monétaires
Entreprises
Marchés financiers
Administration
Autorités monétaires
Entreprises
Tirages
2019
3.869
2.671
0
1.198
4.155
2.397
722
1.036
2.266
2.266
0
0
2018
1.132
615
0
517
6.155
2.776
1.958
1.421
1.634
1.634
0
0
2020
1.958
1.364
0
594
6.239
2.638
2.270
1.331
0
0
0
0
Amortissement
2019
1.615
668
0
947
3.519
1.257
1.143
1.119
2.186
2.142
0
44
2020
1.557
727
0
830
2.751
1.053
497
1.201
2.033
2.009
0
24
2018
1.712
831
0
881
3.561
1.169
1.400
992
44
0
0
44
Flux nets
2019
2.254
2.003
0
251
636
1.140
-421
-83
80
124
0
-44
2020
401
637
0
-236
3.488
1.585
1.773
130
-2.033
-2.009
0
-24
2018
-580
-216
0
-364
2.594
1.607
558
429
1.590
1.634
0
-44
Total
8.921
1.0290
8.197
5.317
7.320
6.341
3.604
2.970
1.856
Administration
Autorités monétaires
Entreprises
5.025
1.959
1.937
7.334
722
2.234
4.002
2.270
1.925
2.000
1400
1.917
4.067
1.143
2.110
3.789
497
2.055
3.025
559
20
3.267
-421
124
213
1.773
-130
S’agissant des tirages sur les capitaux d’emprunt à moyen et long terme, qui continuent à représenter
la principale source de financement extérieur pour la Tunisie, ils ont accusé un repli de 20,3% en 2020
pour revenir à 8.197 MDT et ce, après avoir culminé à 10.290 MDT en 2019. Par bénéficiaire, les fonds
levés par l’
Administration ont enregistré un net fléchissement (-45,4%) pour revenir à 4.002 MDT, dont
l’essentiel s’est inscrit dans le cadre du programme d’appui budgétaire. Ceux contractés dans le cadre
multilatéral ont concerné, principalement, un crédit de 180 millions d’euros (587 MDT) octroyé par la
Banque Africaine de Développement dans le cadre du programme d’appui à la réponse au "Covid-19"
(PARISE) et un emprunt de 161 millions d’euros (528 MDT) accordé par la Banque mondiale dans le
cadre du programme d’appui à la politique de résilience et de relance. Sur le plan bilatéral, l’on cite,
particulièrement, un crédit de 100 millions d’euros (323 MDT) accordé par l'Allemagne dans le cadre
du programme d'appui aux réformes dans le secteur de l'eau, un emprunt de 50 millions d'euros
(158 MDT) octroyé par l’Italie dans le cadre du programme d'appui au secteur privé et à l’inclusion
financière et deux crédits pour une enveloppe globale de 256 MDT (50 et 30 millions d’euros) obtenus
auprès de l’Agence Française de Développement, respectivement, dans le cadre du programme de
réforme de la gouvernance des entreprises publiques et du programme d’appui budgétaire.

28








Page 31
( En MDT)
EVOLUTION DES CAPITAUX D'EMPRUNT A MLT
12 000
10 000
8 000
6 000
4 000
2 000
0
2010
2011
2012
2013
2014
2015
2016
2017
2018
2019
2020
tirages
amortissement
flux nets
En revanche, les tirages bénéficiant à l’autorité monétaire (BCT) se sont nettement accrus en 2020,
passant d’une année à l’autre, de 722 MDT à 2.270 MDT. L’essentiel de ces flux, soit 2.165 MDT
(371 millions d’euros et 342 millions de dollars), correspond à la mobilisation d’un emprunt accordé
par le Fonds Monétaire International dans le cadre de « l’Instrument de Financement Rapide » (IFR).

Le financement du FMI a appuyé les mesures d’urgence prises par les autorités pour freiner la
propagation du virus et atténuer ses répercussions sur le plan social et économique. Ces mesures
consistent notamment à accroître les dépenses de santé, renforcer les dispositifs de protection sociale
et soutenir les petites et moyennes entreprises touchées par la crise.
Quant aux tirages bénéficiant aux entreprises, ils ont régressé de 13,8% en 2020 pour revenir
à 1.925 MDT, représentant ainsi 23,5% du total des tirages à MLT contre 21,7% une année auparavant.
Du côté des dépenses, les remboursements du principal de la dette à moyen et long terme se sont
repliés
de 13,4% en 2020 pour revenir à 6.341 MDT. Cette évolution s’explique par la baisse des
règlements effectués par l
’Administration qui se sont établis à 3.789 MDT en 2020 (contre 4.067 MDT
une année auparavant). Il s’agit, essentiellement, du remboursement de la deuxième tranche du principal
de l'emprunt obligataire qatari, émis sur le marché financier international en 2017 pour une enveloppe
de 250 millions dollars (726 MDT) et du principal d’un emprunt obligataire émis sur le marché financier
international en 2005 pour un montant de 400 millions d’euros (1.281 MDT). De leur côté, les
remboursements de la dette à moyen et long terme réalisés par
les entreprises, ont accusé un repli de
2,6% pour revenir à 2.055 MDT en 2020. De même, les paiements effectués par
l’autorité monétaire
se sont inscrits en nette baisse (-56,5%) pour revenir à 497 MDT en 2020.
29





Page 32
100%
90%
80%
70%
60%
50%
40%
30%
20%
10%
0%
STRUCTURE DU FINANCEMENT EXTERIEUR
9,1
26,9
17,6
23,4
59,8
52,6
13,0
40,5
44,3
26,6
25,6
45,3
8,6
22,0
20,2
18,1
56,8
65,2
15,9
13,8
67,3
25,8
19,5
52,5
33,0
34,7
15,8
12,9
49,1
50,2
2,2
2010
4,2
2011
6,4
2012
2,5
2013
4,9
2014
4,2
2015
2,2
2016
3,0
2017
2,1
2018
2,2
2019
28,0
12,2
53,0
6,8
2020
Dons
Tirages sur les capitaux d'emprunt à MLT
Investissements étrangers
engagements à CT
IV- POSITION EXTERIEURE GLOBALE
Au terme de 2020, la position extérieure globale de la Tunisie s’est soldée par des engagements nets vis-
à-vis de l’extérieur, en hausse de 10.520 MDT par rapport à fin 2019, pour s’établir à 188.070 MDT.
Cette évolution est attribuable, à l’accroissement des engagements bruts (+6,8%) sous forme aussi bien
de dette extérieure à moyen et long terme que d’investissements étrangers. Quant aux avoirs bruts,
et bien qu’ils aient augmenté à un rythme plus accéléré (+13%), en relation essentiellement avec
l’amélioration des avoirs de réserve, ils n’ont pas pu couvrir les effets de la variation des engagements.
30

























Page 33
POSITION EXTERIEURE GLOBALE DE LA TUNISIE (EN MDT)
Investissements directs (nets)
Désignation
- Avoirs
- Engagements
Investissements de portefeuille (nets)
- Avoirs
- Engagements
Autres investissements (nets)
- Engagements
- Engagements à MLT
prêts (1)
Administration
Autorités monétaires
Secteur financier
Autres secteurs
Numéraires et dépôts
Autorités monétaires
Autres engagements à MLT
- Engagements à CT
Numéraires et dépôts
Administration
Autorités monétaires
Secteur financier (3)
Autres secteurs
Crédits commerciaux
Autres secteurs
Autres engagements à CT
- Avoirs
- Avoirs à MLT
- Avoirs à CT
Numéraires et dépôts
Secteur financier
Crédits commerciaux
Autres secteurs
Autres avoirs à CT
Avoirs de réserve
- Or monétaire (2)
- Droits de tirage spéciaux
- Position de réserves au FMI
- Devises étrangères
Total
2017
2018
2019
2020
-72.072,3
-78.786,8
-86.976,5
-93.048,9
1.244,0
1.357,1
1.470,9
-73.316,3
-80.143,9
-88.447,4
-4.967,4
-5.937,1
-5.723,5
126,3
133,5
143,4
-5.093,7
-6.070,6
-5.866,9
1.631,5
-94.680,4
-5.680,1
150,6
-5.830,7
-80.144,9
-102.293,9
-105.681,8
-113.980,0
-83.284,1
-105.991,7
-109.727,8
-117.498,2
-64.946,8
-81.663,0
-79.620,0
-63.380,9
-43.133,4
-4.268,0
-2.650,3
-79.779,8
-55.112,4
-5.711,2
-3.425,9
-76.290,5
-54.247,5
-4.919,7
-3.253,3
-83.066,4
-79.695,4
-55.310,0
-6.614,4
-3.263,9
-13.329,2
-15.530,3
-13.870,0
-14.507,1
-613,6
-613,6
-952,3
-749,2
-749,2
-1.134,0
-2.271,3
-2.271,3
-1.058,2
-18.337,3
-24.328,7
-30.107,8
-11.342,2
-13.782,1
-12.460,7
0,0
-169,3
0,0
-636,9
0,0
-220,2
-2.316,1
-2.316,1
-1.054,9
-34.431,8
-13.041,0
0,0
-335,8
-11.172,9
-13.145,2
-12.240,5
-12.705,2
0,0
-6.995,1
-6.995,1
0,0
0,0
0,0
-10.546,6
-10.546,6
-17.647,1
-17.647,1
0,0
0,0
3.139,2
3.697,8
4.046,0
0,0
3.139,2
1.806,9
1.806,9
1.332,3
1.332,3
0,0
0,0
3.697,8
2.175,6
2.175,6
1.522,2
1.522,2
0,0
0,0
4.046,0
2.423,9
2.423,9
1.622,1
1.622,1
0,0
0,0
-21.390,8
-21.390,8
0,0
3.518,2
0,0
3.518,2
1.818,3
1.818,3
1.699,9
1.699,9
0,0
13.894,3
15.547,3
20.831,4
24.638,5
424,4
77,3
400,6
512,9
85,1
423,9
569,5
33,4
506,1
675,3
50,8
482,3
12.992,0
14.525,4
19.722,4
23.430,1
-143.290,3
-171.470,5
-177.550,4
-188.070,5
1 Compte tenu des intérêts courus et non encore échus.
2 L’encaisse or a été réévaluée suivant le cours de l’or de fin de période de London fixing market.
3 A partir de décembre 2019, les données relatives à cette rubrique sont établies selon un nouveau reporting
(circulaire n°2017-06 relative au reporting comptable, prudentiel et statistique à la BCT).
31